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Publié 04 mai, 2017 communiqué de presse


Forte progression de l'inflation en Belgique au premier trimestre

L’Observatoire des prix présente son rapport du premier trimestre 2017. Il apparait que l’inflation totale en Belgique a fortement progressé, essentiellement en raison de la hausse des prix des produits énergétiques. L’inflation totale des principaux pays voisins (Allemagne, France et Pays-Bas) s’est également accélérée mais reste inférieure à celle de la Belgique.

L’inflation totale en Belgique a connu, au premier trimestre 2017, une forte croissance, s’établissant à 3 % en moyenne (contre 2 % au trimestre précédent).

Cette forte progression de l’inflation s’explique par une hausse des prix importante des produits énergétiques, tant en ce qui concerne les carburants et le mazout de chauffage que l’électricité. Le gaz naturel a lui connu une inflation beaucoup plus modérée.

Peter Van Herreweghe, conseiller général à l’Observatoire des prix

L’inflation totale des principaux pays voisins (Allemagne, France et Pays-Bas) s’est également accélérée au premier trimestre 2017 (1,7 % contre 0,8 % au trimestre précédent), mais reste inférieure à celle de la Belgique.

L’écart d’inflation en défaveur de la Belgique s’est même amplifié, essentiellement en raison de la hausse des prix des produits énergétiques. En revanche, l’inflation sous-jacente des pays voisins s’est stabilisée, alors que celle de la Belgique s’est réduite.

Peter Van Herreweghe, conseiller général à l’Observatoire des prix

Forte hausse des prix des produits énergétiques

Les produits énergétiques ont enregistré une forte inflation au premier trimestre : 18,4 % en moyenne, contre 5,2 % au quatrième trimestre 2016.

  • Pour les carburants et le mazout de chauffage, l’inflation a été respectivement de 19,2 % et de 43,8 %, en raison de la forte progression du cours moyen du pétrole sur un an (+63,1 %).
  • Le prix à la consommation de l’électricité a quant à lui augmenté de 17 % au premier trimestre 2017 sur une base annuelle. Cette forte inflation résulte principalement de la suppression de l’éléctricité gratuite en Flandre, de la hausse des autre taxes (principalement de la cotisation Fonds énergie en Flandre) et dans une moindre mesure de l’augmentation des tarifs de distribution (+7,5 % en moyenne) et du coût de la composante énergétique pure (+4,6 % en moyenne).
  • Le prix à la consommation du gaz naturel a connu quant à lui une inflation plus limitée, s’établissant à 2 % sur un an, principalement en raison de l’augmentation du coût de la composante énergétique (+7,8 % contre -12,7 % au trimestre précédent).

Dans les pays voisins, la hausse des prix à un an d’écart pour l’énergie (+7,4 %) est plus modérée en moyenne qu’en Belgique. L’écart d’inflation pour ce groupe de produits était donc en défaveur de la Belgique, principalement à cause de l’électricité et des combustibles liquides, et dans une bien moindre mesure, des carburants et du gaz.

Faible hausse des prix des produits alimentaires tranformés et stabilisation de l’inflation des produits alimentaires non transformés et des services

Au premier trimestre 2017, les prix des matières premières alimentaires ont augmenté de 8,2 % en moyenne sur un an. Les produits alimentaires transformés (y compris le tabac) ont cependant enregistré un niveau d’inflation plus faible qu’au trimestre précédent (+1,6 % contre +2,7 %). Ce ralentissement de l’inflation est dû à la forte baisse du rythme de la progression des prix pour les boissons alcoolisées et non alcoolisées, favorisée principalement par la suppression de l’impact haussier dû à la hausse des accises sur les boissons alcoolisées et à l’introduction de la taxe santé sur les boissons gazeuses dans le cadre du tax shift.

Dans les principaux pays voisins, l’inflation pour les produits alimentaires transformés s’est légèrement accélérée (1 %), et reste ainsi plus faible qu’en Belgique. Cet écart d’inflation en défaveur de la Belgique est essentiellement dû à la hausse des prix du tabac (5,2 % en Belgique contre 2,3 % en moyenne dans les pays voisins).

Le rythme de progression des prix des produits alimentaires non tranformés s’est quant à lui relativement stabilisé (2,1 %), en raison essentiellement de l’accélération de l’inflation des légumes (6,6 %, entre autres en raison des approvisionnements limités en provenance des pays d'Europe du Sud à la suite de mauvaises conditions climatiques) mais qui a été compensée par un ralentissement de l’inflation des fruits (-1,8 %) et de la viande (0,3 %).

Dans les principaux pays voisins,l’inflation des produits alimentaires non tranformés s’est fortement accélérée, passant de 1,4 % à 4 % en moyenne.

L’inflation pour les services est inchangée par rapport au trimestre précédent (1,8 %). Ce statu quo résulte principalement du ralentissement de l’inflation pour les catégories communication (de 4,9 % à 4,1 %) et voyages (de -0,3 % à -1,3 %, principalement parce que les vacances de Pâques tombaient cette année entièrement en avril, tandis qu’en 2016 les vacances tombaient partiellement en mars) qui a été compensée par l’accélération de l’inflation pour les autres services (de 1,5 % à 1,9 %, en raison entre autres de la hausse des tarifs dentaires au 1er janvier 2017 dans le cas où le contrôle préventif n’a pas été effectué l'année précédente). Chez nos voisins, l’inflation pour les services a légérement ralenti (1 % en moyenne) ce trimestre et reste à un niveau inférieur à celui de la Belgique.

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Sources: CE, SPF Economie, DG Statistique-Statistics Belgium.

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