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Publié 14 novembre, 2019 communiqué de presse


Coup de froid sur les prix de l’énergie

En forte baisse, ils ont entraîné une chute de l’inflation totale au troisième trimestre

Les prix à la consommation des produits énergétiques ont fortement chuté au troisième trimestre 2019 selon l’Observatoire des prix. Cette baisse a largement contribué à une diminution de l’inflation totale en Belgique. Pour la première fois depuis 2015, celle-ci s’est même avérée inférieure à celle des pays voisins.

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Carburants, mazout de chauffage, gaz naturel : les prix des produits énergétiques ont chuté en moyenne de 4,3 % sur base annuelle au troisième trimestre 2019. Cela explique en grande partie une nouvelle diminution de l’inflation totale en Belgique, qui s’est établie à +0,9 % contre +1,7 % au trimestre précédent, selon le troisième rapport trimestriel 2019 de l’Observatoire des prix.

La baisse du cours moyen du pétrole explique la baisse des prix des carburants (-3,6 %) et du mazout de chauffage (-6,6 %) sur un an, alors que la baisse des prix du gaz naturel (-10,8 %) est essentiellement due à la baisse de la composante énergétique et dans une moindre mesure des tarifs de distribution. Le prix de l’électricité s’est quant à lui stabilisé sur base annuelle avec une inflation de +0,1 %, contre +5,4 % au trimestre précédent. 

Peter Van Herreweghe - directeur de l’Observatoire des prix

Au troisième trimestre 2019, la facture annuelle totale pour un ménage « standard » s’est ainsi élevée à 1.038 euros en moyenne pour l’électricité et à 1.214 euros pour le gaz. Cependant, il existe des différences de prix entre les régions.

Sur le plan international, cette baisse des prix de l’énergie en Belgique a été le facteur principal permettant à notre pays d’enregistrer, pour la première fois depuis 2015, un écart d’inflation favorable par rapport aux pays voisins (Allemagne, France et Pays-Bas), qui ont, eux, connu une hausse des prix de l’énergie (+0,9 %).

Pommes de terre au ralenti mais inflation encore élevée

Les prix à la consommation des produits alimentaires ont progressé de 1,2 % au troisième trimestre, soit au même rythme que lors du trimestre précédent. Pour les aliments transformés, l’inflation s’est élevée à +1,7 % tandis qu’elle s’est maintenue à un niveau négatif pour les aliments non transformés (-0,5 %).

Le tabac a connu une hausse de prix sensible (+5,6 %) essentiellement en raison de la hausse des accises.   L’inflation pour les pommes de terre a connu un fort ralentissement mais reste à un niveau élevé (+5,6 % contre +12,0 % au trimestre précédent). Les mauvaises récoltes liées à la sécheresse de l’an dernier ont maintenu des prix à la consommation supérieurs à ceux de 2018.

L’inflation des produits alimentaires dans les pays voisins a augmenté par rapport au trimestre précédent (+2,8 % contre +2,3 %) et demeure, par conséquent, à un niveau plus élevé que chez nous. L’écart d’inflation s’est donc ici aussi accru en faveur de la Belgique, essentiellement sous l’effet des légumes et de la viande. Parmi les légumes, il convient d’épingler à nouveau le cas de la pomme de terre, dont l’inflation a été nettement plus importante chez nos voisins, et en particulier en Allemagne (+24,0 %).

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