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Les sites de contrefaçons se font plus rares : l’approche proactive fonctionne !

La vente de produits contrefaits et le piratage restent très présents sur la toile. Néanmoins, les chiffres relatifs au nombre de sites web fermés en Belgique montrent que moins de sites web contrefaits sont créés. C’est le résultat d’une campagne internationale « In Our Sites » et d’une collaboration proactive avec EURid, DNS Belgium et la douane. La Belgique obtient de bons résultats et est l’un des leaders mondiaux dans ce domaine.

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L’année dernière, l’Inspection économique et les douanes ont fermé 990 sites de contrefaçons. Cette année, ce nombre a légèrement augmenté pour atteindre 1.016. À première vue, peu de choses semblent avoir changé mais rien n’est moins vrai. Depuis la crise du coronavirus, les achats en ligne ont sensiblement augmenté. Pourtant le nombre de fermetures de sites de contrefaçons avec les extensions « .be » et « .eu » n’a pas augmenté proportionnellement. C’est le résultat de la collaboration du SPF Economie avec EURid, DNS Belgium et la douane dans le cadre de l’opération internationale d’Europol « In Our Sites ». Une approche proactive a été mise en œuvre à cet effet. EURid et DNS Belgium ferment directement à la source les sites suspects qui se terminent par « .be » ou « .eu » Bien que les ventes en ligne aient connu un essor en 2020, on constate que le nombre de sites de contrefaçons « .be » et « .eu » bloqués n’a lui pas augmenté. Cette manière d’opérer fait même de la Belgique l’un des leaders mondiaux en la matière.

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Comment fonctionne l’approche proactive ?

Jusqu’à récemment l’enregistrement d'un nom de domaine était très simple : le demandeur fournissait un certain nombre de données, après quoi le site web était directement mis en ligne. Si le titulaire du nom de domaine avait saisi des données incorrectes ou éventuellement frauduleuses, il recevait un e-mail lui demandant de corriger les données introduites ou de prouver leur exactitude. À défaut de réaction dans les 14 jours, le nom de domaine était désactivé et le site web mis hors ligne. Les escrocs disposaient donc de 14 jours pour sévir, à moins que le site ne soit bloqué prématurément par une autre procédure.

 

Afin de réduire le nombre de victimes, EURid et DNS Belgium ont développé une nouvelle méthode de screening : elle met en attente les sites web susceptibles de contenir des données erronées et qui pourraient donc avoir été développés à des fins d’escroquerie. Le site n'est donc pas immédiatement mis en ligne et il ne peut pas faire de victimes. Le propriétaire est invité à corriger les données ou à prouver leur exactitude. S'il s'agit d'une tentative de fraude, le propriétaire ne répondra généralement pas et son site web ne sera alors jamais activé.

 

Grâce à cette approche proactive rapide, la plupart des escrocs ne se donneront plus la peine d'essayer d'enregistrer des noms de domaine se terminant par « .be » et « .eu ».

EURid a étroitement collaboré avec le SPF Economie et Europol afin d’éliminer les sites web « .eu » proposant des contrefaçons. Nous nous sommes concentrés sur la protection des intérêts des détenteurs de droits de propriété intellectuelle et sur la sécurité des consommateurs qui achètent en ligne. Les noms de domaine sont contrôlés en permanence grâce à notre procédure de vérification et une panoplie de méthodes développées spécifiquement pour prévenir les abus. Chaque année, des milliers de sites web suspects sont ainsi bloqués. 

Geo Van Langenhove - Legal Manager d'EURid.

DNS Belgium mène une lutte sans relâche contre la cybercriminalité et prend constamment de nouvelles initiatives. Grâce à la nouvelle vérification automatique du titulaire du nom de domaine « .be » et à la collaboration avec le SPF Economie, le consommateur peut surfer en toute sécurité sur les sites web « .be » pour effectuer ses achats en ligne.

Philip Du Bois - Directeur général DNS Belgium

La vigilance reste de mise

Bien que le nombre de sites de contrefaçons qui se terminent par « .be » ou « .eu » diminue, les escrocs ont toujours le choix parmi plus de 1.500 autres extensions de noms de domaine, lesquelles sont généralement moins bien contrôlées. En tant que consommateur, vous devez donc rester vigilant. Les boutiques en ligne qui proposent des produits contrefaits ont un aspect de plus en plus professionnel et appliquent des prix sans cesse plus réalistes. Aux yeux des consommateurs, cela peut ressembler à de bonnes affaires tout à fait normales.

Les ventes concernent le plus souvent des produits de luxe contrefaits, comme des chaussures, des vêtements, des articles de maroquinerie, des bijoux et des montres. Les escrocs se servent de noms de marques connues afin d’attirer les visiteurs sur leurs faux sites web par le biais de publicités sur les médias sociaux. Les consommateurs qui commandent sur ces sites, reçoivent parfois d’autres produits ou leurs colis restent bloqués à la douane. 

Chantal De Pauw, porte-parole du SPF Economie

Cinq règles d’or

  • Vérifiez que le site internet mentionne les coordonnées de l’entreprise. Dans l’Union européenne il est obligatoire d’indiquer une adresse physique, un numéro d’entreprise, un numéro de téléphone et une adresse e-mail. En général, un site de contrefaçons n’aura qu’un formulaire de contact ou une adresse e-mail.
  • Si vous ne trouvez aucune information sur l’entreprise qui gère le site internet, passez votre chemin !
  • Consultez les avis d’autres consommateurs du site internet.
  • Vérifiez le site internet en détails. Si le site n’est pas aussi professionnel que ce que vous pourriez attendre d’une marque connue, soyez particulièrement vigilant.
  • Vous avez découvert un produit contrefait ou vous pensez qu’un site internet en vend ? Signalez-le via  https://pointdecontact.belgique.be.

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