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La crise sanitaire n’a pas poussé les prix à la hausse en 2020

L’inflation s’est élevée en 2020 à 0,4 %, contre 1,2 % en 2019. Cette forte baisse du taux d'augmentation des prix s'explique principalement par la baisse de l'inflation pour les produits énergétiques, laquelle a largement compensé la hausse des prix des produits alimentaires, selon le Rapport annuel 2020 de l’Observatoire des prix.

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La crise sanitaire liée au coronavirus n’a pas poussé les prix à la hausse l’an dernier, selon le Rapport annuel 2020 de l’Observatoire des prix.

 

En 2020, l’inflation totale s’est élevée à 0,4 % en moyenne, contre 1,2 % en 2019. L’inflation totale moyenne des principaux pays voisins a, elle aussi, diminué en 2020, pour atteindre 0,5 % (contre 1,5 % en 2019). Comme en 2019, l'inflation totale en Belgique en 2020 était donc inférieure à la moyenne des pays voisins.

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Les prix de l’énergie en forte baisse

Les prix à la consommation des produits énergétiques ont baissé de 11 % en moyenne annuelle en 2020 en Belgique.

Ce sont principalement les prix des combustibles liquides et du gaz qui ont connu une baisse particulièrement forte 2020, à un an d’écart, et dans une moindre mesure les prix des carburants et de l'électricité, principalement en raison de la crise sanitaire mondiale provoquée par le coronavirus.

 

En raison de la forte baisse du prix moyen du pétrole en euros (-36,4 % en glissement annuel), les prix des carburants et du mazout domestique ont baissé de 8,5 % et de 28,2 % en moyenne en 2020. Le prix à la consommation du gaz naturel a diminué de 13,9 % sur une base annuelle. Les prix de l'électricité ont également diminué de 6,4 % en 2020 sur une base annuelle. Dans les pays voisins, les prix de l'énergie ont baissé de 5,5 % en glissement annuel. 

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La baisse des prix de l’énergie sur un an a été plus forte dans notre pays (-11 %), ce qui s'explique principalement par une baisse des prix de l'électricité en Belgique en glissement annuel et par une inflation négative plus prononcée pour les combustibles liquides et le gaz par rapport aux pays voisins.

Les prix des denrées alimentaires en hausse

Les prix à la consommation des denrées alimentaires ont augmenté de 2,6 % en 2020, contre 1,3 % en 2019.

Globalement, ce taux d'inflation est plus élevé que celui observé au cours des 4 années précédentes (taux d'inflation moyen de 2,1 %). La hausse est la plus importante pour les prix des denrées alimentaires non transformées (4,7 % - principalement les fruits et la viande) tandis que les prix des denrées alimentaires transformées ont augmenté plus lentement (2,1 %). L'inflation des denrées alimentaires dans les pays voisins a quant à elle augmenté pour atteindre une moyenne de 2,7 %.

L’impact de la crise sanitaire et des confinements pour les prix à la consommation ne peut s’observer que pour quelques produits très visibles, comme par exemple les crevettes décortiquées ou quelques légumes au printemps. L’accélération de l’inflation pour d’autres produits alimentaires relève d’autres facteurs conjoncturels. La crise sanitaire (en combinaison avec d’autres facteurs) a eu plus d’effets à la baisse sur les prix de vente des producteurs primaires, tels que les prix agricoles de viande de porc et des pommes de terre, ou encore du lait et des œufs.

Peter Van Herreweghe – directeur de l’Observatoire des prix
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L’Observatoire des prix s’est par ailleurs penché sur l’évolution des prix à long terme des denrées alimentaires, entre 2005 et 2020.

 

Depuis 2017 et jusqu'à récemment, l'inflation cumulée des prix alimentaires en Belgique a été inférieure à celle des pays voisins. En revanche, sur l'ensemble de la période considérée (2005-2020), elle a été plus élevée que dans chacun des pays voisins. L'inflation moyenne au cours de cette période était de 2,5 % en Belgique, contre 2,2 % en Allemagne et aux Pays-Bas, et 1,8 % en France. La contribution de l'alimentation à l'inflation globale en Belgique était également plus élevée que dans chacun des pays voisins.

 

L'évolution des prix diffère principalement au cours de 3 périodes (septembre 2006 - juin 2009) et (juillet 2015 - décembre 2016) avec une augmentation de l'écart de prix au détriment de la Belgique, et entre janvier 2019 et juin 2020, avec une réduction de l'écart d'inflation.

 

Un examen plus détaillé par groupe de produits montre que les produits alimentaires transformés (à l'exclusion de l'alcool et du tabac) et les boissons alcoolisées en particulier ont contribué à cette inflation cumulée relativement élevée en Belgique. La différence avec la France est la plus importante.

 

Différents groupes de produits expliquent cette augmentation, en fonction de périodes spécifiques et selon le pays avec lequel la comparaison est faite. Pour la période septembre 2006 - juin 2009, il s'agissait du groupe pain et céréales ; pour la période juillet 2015 - décembre 2016, des groupes boissons alcoolisées et tabac. La convergence entre janvier 2019 et juin 2020 a été portée par les groupes légumes et viande.

 

Plusieurs facteurs ont joué un rôle : des facteurs structurels (tels que les changements de politique fiscale), mais aussi des facteurs liés à la structure de la consommation alimentaire (et donc à la pondération des différents produits dans le calcul des indices agrégés).

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