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Les Belges friands d’e-commerce

Trois quarts des Belges ont effectué des achats en ligne en 2022, bien plus que la moyenne européenne. La très forte connectivité des ménages à internet n’y est sans doute pas étrangère. Toutefois, si les Belges essayent de privilégier les vendeurs nationaux, ils ont une forte propension à acheter auprès de vendeurs établis dans d’autres pays de l’Union européenne. C’est un des enseignements de la 1re édition du Belgian Digital Economy Overview, présenté ce 7 décembre par le SPF Economie et le secrétaire d’État à la Digitalisation Mathieu Michel.

74,83 %  des Belges ont effectué des achats en ligne en 2022, ce qui situe la Belgique nettement au-dessus de la moyenne européenne (68,02 %). Ce sont les vêtements qui se taillent la part du lion (41,81 %).

Plus de 8 Belges sur 10 (81,76 %) ayant acheté en ligne ont déclaré en 2022 privilégier les sites internet dont les vendeurs sont établis en Belgique. Cependant, tout en privilégiant les vendeurs en ligne nationaux, près de 4 individus sur 10 (39,43%) ont déclaré en 2022 avoir acheté dans les trois derniers mois auprès de vendeurs établis dans d’autres pays de l’Union européenne. Il s’agit d’un taux supérieur de plus de 22 points de pourcentage à la moyenne européenne.

Par ailleurs, la part de l’e-commerce dans le chiffre d’affaires des PME est nettement plus élevée en Belgique que la moyenne européenne (16,7 % contre 11,3 %), même si cela est majoritairement dû à des ventes entre entreprises et aux autorités publiques.

C’est l’un des constats posés dans la 1re édition du Belgian Digital Economy Overview du SPF Economie, dévoilé ce 7 décembre par le SPF Economie et le secrétaire d’État à la Digitalisation Mathieu Michel.

Le Belgian Digital Economy Overview est articulé autour des quatre grands objectifs thématiques du programme de la Décennie numérique de l’Europe (business, infrastructure, compétence, e-government) et est complété d’un chapitre (cyber-) sécurité. Il dresse de manière claire et illustrée le panorama et les principaux enjeux du numérique en Belgique, sur la base des statistiques officielles disponibles les plus récentes.

Excellente connectivité et très bonne intensité numérique

Plusieurs éléments peuvent expliquer les bonnes performances belges en matière d’e-commerce.

D’abord, l’accès des ménages à internet. En 2022, plus de 9 ménages belges sur 10 (94,44 %) disposaient d’une connexion internet à domicile, soit une hausse de 2,14 points de pourcentage par rapport à 2021. 93,04 % des personnes vivant en Belgique utilisent régulièrement internet (pour 88,59 % au niveau européen) alors que seuls 3,7 % des personnes âgées de 16 à 74 ans ne l’ont jamais utilisé. C’est une baisse de 0,8 point de pourcentage par rapport à 2021. La fracture numérique se réduit donc en Belgique.

La Belgique obtient également de très bons résultats en matière de numérisation des entreprises. La Commission européenne souligne à cet égard qu’en 2022, 77 % des entreprises belges avaient déjà atteint un niveau d'intensité numérique de base, contre une moyenne européenne de 69 %. Notre pays affiche par ailleurs des résultats supérieurs à la moyenne européenne en matière d'adoption du « cloud », de l'intelligence artificielle et du « big data ».

La Belgique peut se targuer pour cela d’excellentes performances en matière de taux de couverture par l’internet à haut débit permettant des débits d’au moins 30 Mbps (3e au niveau européen). Toutefois, elle continue d’accuser un retard dans le déploiement et l’adoption de technologies de pointe telles que la 5G et surtout la fibre optique.

Le défi de la (cyber)sécurité

Outre le déploiement de ces technologies, une des préoccupations majeures pour développer une activité en ligne doit être la (cyber-) sécurité.

Selon Eurostat, plus d’une entreprise belge sur cinq (21,7 %), toutes tailles confondues, a été confrontée en 2022 à un incident de sécurité informatique entraînant l’indisponibilité des services informatiques. Le taux est heureusement plus faible pour des incidents ayant entraîné la destruction ou la corruption de données, ou la divulgation de données confidentielles.

Cela rappelle toutefois l’importance pour les entreprises, et a fortiori pour les PME, de prendre les mesures de protection nécessaires pour développer leurs activités en ligne en toute sécurité.

À cet égard, il est heureux de constater que le pourcentage de PME belges assurées contre les incidents de sécurité informatique est nettement supérieur à la moyenne de l’Union européenne (32,3 % contre 24,4 %).

Je suis ravi de constater, à travers les récents résultats du Belgian Digital Economy Overview, que la Belgique poursuit sa trajectoire rapide vers la digitalisation, tant au niveau des ménages que des entreprises. Ces chiffres témoignent de notre engagement envers une société numérique inclusive, ambitieuse et convergente. Notre pays se distingue particulièrement par les progrès accomplis dans la digitalisation de notre économie. Cela reflète les efforts soutenus et déployés ces dernières années pour favoriser l’adoption des technologies numériques à tous les niveaux. Bien que nous nous réjouissons des avancées significatives, il subsiste des défis, en particulier en matières de compétences numériques et de connectivité 5G. Néanmoins, concernant la fracture numérique, il est encourageant de constater, petit à petit, le fossé se résorber grâce, entre autres, à la mise en place du dispositif Connectoo. Ce dernier forme des écrivains publics numériques près de la population, au sein même des administrations. Cela permet, dès lors, d’épauler les personnes qui sont en situation de fracture numérique, de recevoir un coup de main et, ainsi, d’apprendre à manipuler cet outil. Les chiffres sont significatifs et mettent en lumière un nombre de personnes et de lieux labélisés Connectoo en expansion. Ce projet a été cité comme exemple de bonnes pratiques par la Commission européenne dans le « Digital Decade Country Report 2023 » de la Belgique (rapport de la décennie numérique 2023) . Par ailleurs, je suis heureux de constater que, dans ce même rapport, notre pays est encouragé dans ses démarches de développement d’infrastructure de blockchain européenne. Le projet Europeum (anciennement EDIC) que je porte permettra également à la Belgique d’être leader en matière de blockchain et de souveraineté européenne. Les défis sont nombreux et le travail est encore à poursuivre; il faut maintenant consolider nos acquis et œuvrer ensemble en vue d’une Belgique pleinement digitale pour tous et prospère pour notre économie. C’est ma vision d’une stratégie SmartNation dans laquelle notre société est plus inclusive, ambitieuse et convergente.

Mathieu Michel, secrétaire d’État à la Digitalisation 

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